Maitre Iode AH!

*Par Lyzaèt*

L’iode : un oligo-élément rare…

Pour les scientifiques qui veulent tout savoir, vous pouvez taper « iode » dans Google et aller voir l’article wikipédia.

Pour les autres, ceux qui veulent juste être en bonne santé : l’iode est un oligoélément qui fait peu parler de lui. Pourtant on peut en manquer car il est rare dans notre alimentation. On estime que 35 % des habitants de la planète souffrent d’un apport insuffisant en iode.

Dans les années 50, une mesure de santé publique a été prise pour lutter contre la carence en iode : l’iodation systématique du sel. On a alors ajouté 10 à 15 microgrammes d’iode par gramme de sel. Mais aujourd’hui, on sait que l’excès de sel dans l’alimentation augmente le risque de problèmes d’hypertension et de maladies cardiovasculaires. Il faut donc se tourner vers d’autres aliments riches en iode…

L’iode se trouve principalement dans les produits de la mer : c’est dans les algues qu’il y en a le plus (le kombu breton est le champion toute catégorie), et on en trouve aussi dans les crustacés, mollusques, et poissons. Les animaux d’élevage étant souvent supplémentés en iode, on en trouve aussi dans les produits d’origine animale comme les laitages et les œufs.

Les végétaux ne représentent pas une source importante d’iode ! Néanmoins, certains peuvent se révéler intéressants : les épinards, le chou, le cresson, l’ail frais, l’ananas frais… Quelques céréales, tel que le seigle ou l’avoine contiennent aussi un peu d’iode.

… Et pourtant indispensable!

L’iode sert à faire fonctionner correctement la thyroïde (en très gros). D’ailleurs les personnes qui se sont fait retirer leur thyroïde doivent éviter les produits riches en iode.
La carence comme l’excès d’iode sont dangereux (mais à moins de se gaver d’algues, l’excès a peu de risque d’arriver…)
La carence est surtout très handicapante pour les enfants : anomalies de développement, crétinisme etc.
Pour les adultes, cela entraîne surtout des problèmes liés à la thyroïde, sachant que la thyroïde agit beaucoup sur les hormones et peut entrainer des troubles psychiques du type dépression, changements d’humeur etc. On constate aussi une augmentation du goitre proportionnel à la carence.

Les végéta*iens et l’iode

Pour ceux qui se complémentent avec la Veg1, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles : il y a la dose quotidienne nécessaire en iode dans ce p’tit cachet.

Pour les autres : La dose quotidienne d’iode c’est 150 µg par adulte. On peut y parvenir avec les algues marines, à partir du moment où l’on en connait la teneur (c’est extrêmement variable selon le type d’algue, et aussi selon la richesse des eaux de récolte). Plusieurs idées pour faire entrer les algues dans son alimentation : ajouter un peu du mélange « salade du pêcheur » dans ses plats (mélange d’algues séchées trouvable en magasin bio), manger du tartare d’algues (on peut en faire soi-même ou en acheter en magasin bio : je suis récemment devenue fan du tartare d’algues « Marinoé » qui a eu un succès fou sur les toasts à Noël) s’ouvrir à la cuisine japonaise : les onigris et les makis contiennent de l’algue nori, la soupe miso contient de l’algue wakamé, manger des salicornes en poêlée ou au vinaigre comme des cornichons, cuisiner avec de l’agar agar, etc.

Pour ceux qui mangent encore des produits d’origine animale, il peut arriver que les vaches ou les poules soient supplémentés en iode dans leur alimentation et qu’on en retrouve des traces dans les œufs et les produits laitiers.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander une prise de sang à votre médecin!